27 avril 2008
Crazyvores...

Une soirée…quatre amis…des gays…encore des gays…toujours des gays…voilà comment je peux résumer ma soirée d’hier soir…soirée oh combien renommée…je parle bien entendu des « Crazyvores ».
C’était la première fois que je participais à ce genre de manifestation, moi qui ne suis, en général, pas très fan des boîtes. Pour tout vous dire, c’est ma sœur qui m’y a trainé hier soir, étant elle-même une adepte. C’est sur les coups d’1h30 du matin (et un peu à reculons pour ma part) que nous nous insérons dans la file d’attente, certes pas très longue mais tout à fait déconcertante. Je n’avais jamais vu autant de gays au kilomètre carré depuis mon époque Disneyenne…c’était un peu violent du coup. Je commence à appréhender le fait que je vais certainement croiser quelques uns de mes ex (paraît-il que c’est monnaie courante, dixit Grégory…même si pour lui les statistiques sont faussées…vu qu’il a au moins couché avec la moitié de la salle…passons). La file d’attente fût un vrai cauchemar à vrai dire…je n’ai jamais aimé ce genre d’ambiance où tout à coup quand vous arrivez dans un lieu, on vous détaille de la tête au pied avec un regard hautain, comme si vous étiez la dernière pièce du boucher de chez Hippopotamus (et je sais de quoi je parle). Le temps est un peu long, et ce qui devait arriver arriva…BIM…nez à nez avec un de mes ex…au final, l’épreuve n’aura pas été si catastrophique.
Puis enfin le moment de rentrer…après avoir déposé nos affaires, nous nous rendons compte que c’est une soirée spéciale pour les 10 ans des « Crazyvores »…avec plein de guest stars…je me fais une joie, car Amanda Lear est à l’affiche (malheureusement, j’apprendrai plus tard qu’elle était passée avant que l’on arrive). Nous décidons de nous faufiler sur la piste de danse, quand tout à coup, nous sommes submergés par une odeur de transpiration à vous décoller le plus solide des papiers peint. On en regrette presque l’ambiance enfumée d’antan…au moins l’odeur était masquée. La chaleur et l’humidité qui règne dans la salle ont raison de nous petits corps tout frais du dehors, et bientôt nous nous retrouvons dans le même état que tout le monde : moite, transpirant…et à fortiori…puant…qu’importe, je me déhanche frénétiquement sur les tubes des années disco, dance, et toutes ces choses dont nous, gays, raffolons. Les corps se frottent...en jettant un petit coup d'oeil autour de moi, je découvre l'hétérogénéité des gens qui m'entourent: pour la plupart, gays, mais aussi filles à pédés, drag queen, sublimes gogo danceurs, beaux, moches, vieux, jeunes, thons, dégueulasses, bonnes soeurs...de tout!!!
La soirée bat son plein, des couples se forment, d’autres vont forniquer, ma sœur tente de se détacher des rares hétéros qui la colle…la soirée se passe tranquillement…jusqu’à CE moment fatidique : « Gimme more » by Britney Spears…on aurait dit l’annonciation de la 3ème guerre mondiale…des millions de mecs commencent à se désarticuler en hurlant les paroles, regards vicieux, bave au coin des lèvres, grand mouvement de bassin, langue dehors…un vrai lâcher de salopes !!!...j’ai bien ri J
Puis la soirée touche à sa fin, seul reste (pour la plupart) les vieux et les thons…tous ces mecs qui sentent que la soirée est bientôt finie et qu’ils ne vont pas serrer ce soir…on les voit alors se ruer sur tout ce qui bouge, histoire de finir la soirée en beauté…pour ma part, je préfère rentrer seul à la maison (ayant laissé passer une éventuelle occasion plus tôt dans la soirée…mais je n’en parle pas, parce que je m’énerve tout seul dans ces moments là)…à essayer de grappiller les minces heures de sommeil qui me séparent de mon affrontement dominical avec l’Hippopotame.
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